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AIPD : quand est-elle obligatoire ? Les 9 critères et les listes CNIL pour trancher

Quand une AIPD est-elle obligatoire ? Les 9 critères du CEPD, les listes CNIL des traitements soumis et dispensés, et une méthode pour trancher en dix minutes.

En bref. L'analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD) est obligatoire avant tout traitement susceptible d'engendrer un risque élevé pour les personnes. Trois repères permettent de trancher : la liste CNIL des 14 traitements soumis, celle des 12 traitements dispensés et les 9 critères du G29.

  • Fondement : article 35 du RGPD, applicable depuis le 25 mai 2018.
  • Le responsable du traitement décide et assume ; le délégué à la protection des données conseille ; le sous-traitant aide.
  • Deux critères sur neuf : AIPD en principe. Un seul critère : appréciation au cas par cas, motifs à documenter. En cas de doute : AIPD.
  • L'AIPD se mène avant le lancement et se révise dès que le risque change, au plus tard tous les trois ans selon la CNIL.
  • Risque résiduel élevé malgré les mesures : consultation préalable de la CNIL (article 36).

Le 21 octobre 2026, le Conseil de l'Union européenne a arrêté sa position de négociation sur l'omnibus numérique, le projet de simplification du RGPD. Parmi les mesures retenues : une liste unique, au niveau de l'Union, des catégories de traitements à risque élevé, qui correspond à la liste nationale de l'article 35, paragraphe 4, et des modèles communs de documents de conformité. Le Parlement européen doit encore adopter sa position ; le texte final attendra 2027 au plus tôt.

Pour une PME, la question se pose donc dans les termes actuels : article 35 du RGPD, listes de la CNIL, critères du G29. Ces repères datent de 2017 à 2019, ils sont stables et ils suffisent à répondre en quelques minutes à la question de chaque dirigeant avant un nouveau projet : ce traitement exige-t-il une AIPD ? Ce guide donne la méthode, critère par critère, avec les deux listes CNIL en entier et des exemples de PME.

Qu'est-ce qu'une AIPD et qui doit la réaliser ?

L'AIPD est une étude préalable qui décrit un traitement, évalue sa nécessité et sa proportionnalité, identifie les risques pour les personnes concernées et fixe les mesures pour y faire face. Le RGPD la confie au responsable du traitement, c'est-à-dire à l'entreprise qui décide des finalités et des moyens.

L'article 35, paragraphe 7, fixe le contenu minimal : « une description systématique des opérations de traitement envisagées et des finalités du traitement », une évaluation de la nécessité et de la proportionnalité, une évaluation des risques pour les droits et libertés des personnes concernées, et « les mesures envisagées pour faire face aux risques, y compris les garanties, mesures et mécanismes de sécurité ».

Trois acteurs entourent le responsable du traitement. Le délégué à la protection des données (DPD, ou DPO), lorsqu'il existe : le responsable lui « demande conseil » (article 35, paragraphe 2) et le délégué vérifie l'exécution de l'analyse (article 39, paragraphe 1, point c). Le sous-traitant, dont le contrat doit prévoir l'aide à l'analyse d'impact et à la consultation préalable, compte tenu de la nature du traitement et des informations dont il dispose (article 28, paragraphe 3, point f). Les personnes concernées, enfin, dont l'avis, ou celui de leurs représentants, est demandé « le cas échéant » (article 35, paragraphe 9).

Quand l'AIPD est-elle obligatoire d'après le RGPD ?

L'article 35, paragraphe 1, pose le principe : une AIPD s'impose lorsqu'un traitement, « en particulier par le recours à de nouvelles technologies », « est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques ». Elle précède la mise en œuvre du traitement. Une seule et même analyse peut couvrir « un ensemble d'opérations de traitement similaires » qui présentent des risques élevés similaires.

Le paragraphe 3 cite trois cas où l'analyse est, « en particulier », requise : l'évaluation systématique et approfondie d'aspects personnels, profilage compris, qui fonde des décisions à effets juridiques ou significatifs ; le traitement à grande échelle de données sensibles (article 9) ou pénales (article 10) ; et « la surveillance systématique à grande échelle d'une zone accessible au public ».

Le règlement charge ensuite chaque autorité de contrôle de publier une liste des traitements soumis à l'analyse et lui permet de publier une liste des traitements dispensés (article 35, paragraphes 4 et 5). La CNIL a fait les deux : 14 types de traitements soumis (délibération n° 2018-327 du 11 octobre 2018) et 12 types de traitements dispensés (délibération n° 2019-118 du 12 septembre 2019). Entre les deux listes, les 9 critères du G29 servent de grille d'appréciation.

Quels sont les 9 critères qui déclenchent une AIPD ?

Les lignes directrices WP 248 rév. 01 du G29, reprises par le Comité européen de la protection des données, listent neuf critères qui signalent un risque élevé. Un traitement qui en remplit deux appelle en principe une AIPD. Le tableau ci-dessous les traduit en situations concrètes ; les exemples sont indicatifs et proposés par Willaw à partir des critères du G29.

CritèreCe qu'il recouvreExemple en PME
1. Évaluation ou notationAnalyse d'aspects personnels (situation économique, santé, préférences, fiabilité), profilage comprisScore d'appétence commerciale, notation de solvabilité, classement des candidats par algorithme
2. Décision automatisée à effet juridique ou similaireDécision sans intervention humaine qui affecte la personne de manière significativeRefus automatique d'un crédit, d'un abonnement ou d'une candidature
3. Surveillance systématiqueObservation ou contrôle des personnes, souvent à leur insuVidéosurveillance continue des postes de travail, géolocalisation des véhicules
4. Données sensibles ou hautement personnellesCatégories particulières de l'article 9, condamnations pénales, données dont la fuite aurait de graves conséquencesDonnées de santé des salariés, localisation, données financières, pièces d'identité
5. Grande échelleNombre de personnes, volume et variété des données, durée, étendue géographiqueBase clients de plusieurs centaines de milliers de personnes
6. Croisement de donnéesRapprochement de données issues de traitements distincts, au-delà des attentes de la personneFusion du CRM avec des fichiers achetés et des données de navigation
7. Personnes vulnérablesDéséquilibre entre la personne et le responsable du traitementSalariés, enfants, patients, personnes âgées
8. Technologie ou organisation innovanteSolution nouvelle aux effets personnels et sociaux encore mal connusSystème d'IA, biométrie, objets connectés, assistant conversationnel
9. Exclusion d'un droit, d'un service ou d'un contratTraitement qui conditionne l'accès à un service ou la conclusion d'un contratScore d'octroi de prêt, blocage de compte, refus d'assurance

La règle de décompte vient des lignes directrices : « dans la plupart des cas, le responsable du traitement peut considérer qu'un traitement satisfaisant à deux critères » doit faire l'objet d'une analyse. La CNIL retient la même lecture avec « au moins deux des neuf critères ». Plus un traitement cumule de critères, plus le risque élevé est probable, et un seul critère peut suffire lorsque le responsable estime le risque élevé. À l'inverse, lorsque le responsable écarte l'AIPD malgré un critère rempli, les lignes directrices recommandent d'expliquer et de documenter les motifs de cette décision, avec l'avis du délégué.

Quels traitements figurent sur les listes de la CNIL ?

La liste des traitements soumis règle la question sans débat : un traitement qui y figure exige une AIPD. Intitulés résumés, exemples de la CNIL.

Type de traitement soumis à AIPD (délibération n° 2018-327)Exemples CNIL
1. Données de santé traitées par les établissements de santé ou médico-sociaux pour la prise en charge des personnesDossier patient, télémédecine, résidents d'un EHPAD
2. Données génétiques de personnes dites vulnérablesRecherche médicale, consultation de génétique
3. Profils de personnes physiques à des fins de ressources humainesAlgorithme de recrutement, détection des hauts potentiels ou des risques de départ
4. Surveillance constante de l'activité des employésCybersurveillance, vidéosurveillance de salariés manipulant de l'argent
5. Alertes et signalements en matière sociale et sanitaireSignalement de mineurs en danger ou de maltraitance
6. Alertes et signalements en matière professionnelleDispositif d'alerte professionnelle, devoir de vigilance
7. Données de santé pour la constitution d'un entrepôt ou d'un registreEntrepôt de données de santé à des fins de recherche
8. Profilage pouvant aboutir à l'exclusion du bénéfice d'un contratScore d'octroi de crédit, lutte contre la fraude aux moyens de paiement
9. Traitements mutualisés de manquements contractuels pouvant conduire à une exclusionFichier partagé d'impayés d'un secteur
10. Profilage à partir de données de sources externesCourtiers en données, personnalisation des publicités en ligne
11. Biométrie pour identifier de manière unique des personnes parmi lesquelles figurent des personnes dites vulnérablesCantine scolaire par contour de la main ; salariés compris, en application du règlement type biométrie de la CNIL (délibération n° 2019-001)
12. Instruction des demandes et gestion des logements sociauxDemandes de logement social
13. Accompagnement social ou médico-social des personnesInsertion sociale ou professionnelle, MDPH, CCAS
14. Données de localisation à large échelleGéolocalisation, mobilité urbaine, billettique

La liste des traitements dispensés apporte la réponse inverse, sous conditions strictes.

Type de traitement dispensé d'AIPD (délibération n° 2019-118)Condition
1. Ressources humaines dans un organisme de moins de 250 personnesUniquement à des fins RH, dans les conditions prévues par les textes, hors profilage ; exemples CNIL sans biométrie (paie, formation, frais, temps de travail)
2. Gestion de la relation fournisseursContrats, commandes, factures, règlements
3. Fichier électoral des communesDans les conditions prévues par les textes
4. Activités des comités d'entreprise et d'établissementActivités socioculturelles, gestion des membres
5. Associations, fondations et organismes sans but lucratifGestion des membres et donateurs, sans données sensibles
6. Professionnel de santé exerçant à titre individuelRendez-vous, dossiers, ordonnances
7. Avocat exerçant à titre individuelGestion des clients
8. Greffiers des tribunaux de commerceTenue des registres et répertoires légaux
9. NotairesExercice de l'activité notariale
10. Collectivités territorialesAffaires scolaires, périscolaires et petite enfance
11. Contrôles d'accès physiques et horairesHors biométrie, hors données sensibles ou hautement personnelles
12. ÉthylotestsEncadrés par un texte, dans le transport (antidémarrage)

Trois précisions accompagnent ces listes. La dispense d'AIPD laisse entières les autres obligations du RGPD (registre, information, sécurité). Un traitement absent des deux listes se juge avec les 9 critères. Et la CNIL, comme le CEPD, recommande de réaliser l'analyse en cas de doute.

Comment trancher en dix minutes ?

La méthode tient en sept étapes, à partir d'une description sincère du traitement.

  1. Décrivez le traitement en une phrase : personnes concernées, données, objectif, outil.
  2. Vérifiez la liste CNIL des 14 traitements soumis. Si le traitement y figure, l'AIPD est obligatoire : passez à l'étape 7.
  3. Vérifiez la liste CNIL des 12 traitements dispensés, conditions comprises. Si toutes les conditions sont remplies, consignez la dispense ; sinon, passez à l'étape 4.
  4. Passez les 9 critères un à un et comptez ceux qui sont remplis, à l'aide du tableau des 9 critères.
  5. Deux critères ou plus : AIPD en principe. Un critère : évaluez le risque ; si vous écartez l'AIPD, rédigez les motifs et recueillez l'avis du délégué. Zéro critère : consignez la conclusion. En cas de doute, réalisez l'AIPD.
  6. Inscrivez la décision dans la fiche du traitement au registre : date, conclusion, critères retenus, avis du délégué.
  7. Si l'AIPD s'impose, lancez-la avant la mise en production, avec les métiers et l'équipe technique.

Nous conseillons de garder une trace de chaque décision, y compris lorsque la conclusion est l'absence d'AIPD : les lignes directrices recommandent de documenter les motifs, le principe de responsabilité (article 5, paragraphe 2) appelle une preuve, et la trace évite de refaire l'analyse plus tard.

Que faire une fois la décision prise ?

Lorsque l'AIPD s'impose, elle se mène avant la mise en œuvre du traitement et suit le contenu de l'article 35, paragraphe 7. Les mesures retenues doivent ramener le risque à un niveau acceptable. Si le risque résiduel reste élevé, l'article 36 impose la consultation préalable : le responsable « consulte l'autorité de contrôle préalablement au traitement » lorsque l'analyse indique que le traitement « présenterait un risque élevé si le responsable du traitement ne prenait pas de mesures pour atténuer le risque ». La CNIL dispose alors de huit semaines pour répondre, prolongeables de six selon la complexité du traitement (article 36, paragraphe 2) : un délai à prévoir dans le planning du projet. Hors ce cas, et sauf lorsque la loi nationale l'exige, la consultation est sans objet : l'entreprise conserve son AIPD et la tient à disposition de la CNIL.

Trame d'une AIPD en quatre parties (article 35, paragraphe 7)

  • Description : finalités, données, personnes, destinataires, durées, sous-traitants.
  • Nécessité et proportionnalité : base juridique, minimisation, information, droits des personnes.
  • Risques pour les personnes : accès illégitime, modification indésirable, disparition des données ; gravité et vraisemblance.
  • Mesures : garanties techniques et organisationnelles, risque résiduel, avis du délégué, décision.

La CNIL publie trois guides (la méthode, les modèles, les bases de connaissances) et le logiciel open source PIA. Le CEPD a adopté le 14 avril 2026 un modèle d'AIPD d'usage volontaire, soumis à consultation jusqu'au 9 juin 2026.

L'analyse vit ensuite avec le traitement. L'article 35, paragraphe 11, prévoit un réexamen « au moins quand il se produit une modification du risque présenté par les opérations de traitement », par exemple un nouveau prestataire, une nouvelle finalité ou une nouvelle technologie. La CNIL demande une revue régulière, « en tout état de cause tous les trois ans » (délibération n° 2018-326) ; les lignes directrices du G29 présentent la réévaluation régulière comme une bonne pratique. Les traitements existants au 25 mai 2018 déjà déclarés à la CNIL, dispensés de formalité ou inscrits au registre d'un correspondant informatique et libertés ont bénéficié d'une dispense d'AIPD de trois ans, sauf modification substantielle ; ce délai est écoulé depuis le 25 mai 2021.

Le manquement à l'obligation d'AIPD relève du premier plafond d'amende du RGPD : « jusqu'à 10 000 000 EUR ou, dans le cas d'une entreprise, jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial total de l'exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu » (article 83, paragraphe 4, point a). Le plafond est identique quelle que soit la taille de l'entreprise ; l'autorité fixe le montant dans chaque cas d'espèce, en tenant compte notamment de la nature, de la gravité et de la durée de la violation (article 83, paragraphe 2).

Ce que cela change pour une PME

  • Passez vos traitements existants au crible des deux listes CNIL, en commençant par la vidéosurveillance, la géolocalisation, le recrutement et la prospection.
  • Ajoutez l'étape « AIPD ou dispense » à tout nouveau projet : outil RH, CRM, système d'IA, caméras.
  • Consignez chaque décision dans le registre, avec les critères retenus et l'avis du délégué.
  • Relisez vos contrats de sous-traitance : la clause d'assistance à l'analyse d'impact doit y figurer.
  • Planifiez la révision de chaque AIPD à chaque changement de prestataire, de finalité ou de technologie, et au plus tard tous les trois ans.

Avec Willaw, le module AIPD s'alimente depuis le registre des traitements : la description est pré-remplie, les 9 critères sont évalués fiche par fiche, et le copilote (Mistral AI, avec des traitements en Europe, ou Google Gemini, au choix du client) propose des scénarios de risque et des mesures que vous validez. Pour un premier tri, l'analyseur AIPD en ligne répond en quelques questions. Sur l'apport de l'IA dans la rédaction, lisez notre guide AIPD et intelligence artificielle. Demandez une démonstration.

Sources

Questions fréquentes

Une PME de 50 salariés doit-elle réaliser une AIPD ?
La taille de l'entreprise reste sans effet sur l'obligation : seul le risque du traitement compte. Une PME de moins de 250 personnes qui gère sa paie, ses notes de frais et ses fournisseurs, uniquement à ces fins, dans les conditions prévues par les textes, hors profilage et hors biométrie, bénéficie de la dispense prévue par la liste CNIL de 2019. La même PME qui installe une vidéosurveillance continue de ses salariés, un score de solvabilité ou un algorithme de recrutement entre dans la liste des traitements soumis de 2018.
Quels sont les 9 critères qui déclenchent une AIPD ?
Les lignes directrices WP248 rév.01 du G29 retiennent neuf critères : évaluation ou notation, décision automatisée à effet juridique ou similaire, surveillance systématique, données sensibles ou hautement personnelles, grande échelle, croisement de données, personnes vulnérables, technologie innovante, et exclusion d'un droit, d'un service ou d'un contrat. Un traitement qui en remplit deux appelle en principe une AIPD.
Deux critères suffisent-ils à rendre l'AIPD obligatoire ?
En principe oui : le G29 considère que, dans la plupart des cas, un traitement qui satisfait à deux critères doit faire l'objet d'une analyse, et la CNIL retient au moins deux critères sur neuf. Un seul critère peut suffire lorsque le responsable estime le risque élevé, et la CNIL comme le CEPD recommandent l'AIPD en cas de doute. À l'inverse, lorsque le responsable du traitement écarte l'AIPD malgré un critère rempli, les lignes directrices recommandent de documenter les motifs de cette décision avec l'avis du délégué.
Qui est responsable de l'AIPD, le dirigeant ou le DPO ?
Le responsable du traitement, donc l'entreprise et son dirigeant, porte l'obligation et valide l'analyse. Le délégué à la protection des données conseille et vérifie l'exécution de l'AIPD, en application des articles 35 et 39 du RGPD. Le sous-traitant aide le responsable, par contrat, à mener l'analyse, compte tenu de la nature du traitement et des informations dont il dispose (article 28, paragraphe 3, point f).
Quand faut-il consulter la CNIL avant de lancer un traitement ?
La consultation préalable de l'article 36 s'impose lorsque l'AIPD montre que le traitement présenterait un risque élevé sans mesures d'atténuation, c'est-à-dire quand le risque résiduel reste élevé, ou lorsque la loi nationale l'exige. Hors ces cas, la CNIL indique que l'entreprise conserve son AIPD et la tient à disposition. L'analyse d'impact accompagne la demande de consultation (article 36, paragraphe 3).
Que risque une entreprise qui omet une AIPD obligatoire ?
L'absence d'AIPD relève du premier plafond d'amende du RGPD : jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu (article 83, paragraphe 4, point a). Le plafond est le même pour toutes les tailles d'entreprise. L'autorité fixe le montant dans chaque cas d'espèce, en tenant compte notamment de la nature, de la gravité et de la durée de la violation (article 83, paragraphe 2).